La situation est quelque peu gênante. Gladys, allongée à même le sol,
2 bites
s’est redressée sur ses coudes et me regarde avec un air ahuri, incapable d’émettre la moindre parole. Quant à Sonia, à genoux entre les jambes de sa compagne, elle a l’index gauche dans l’intimité de sa collègue et le majeur droit dans la sienne. Elle aussi me regarde fixement, mais avec un air nettement plus provocateur. Sans un mot. Ce serait dommage pour Gladys qu’elle ait subitement perdu sa langue ! Quant à moi, bien campé sur mes jambes et le parapluie prêt à frapper, hé bien j’ai légèrement l’air d’un con.
- Les filles, c’est pas trop le moment ni le lieu pour les galipettes !
Gladys ne peut que bredouiller :
- Ben, heu, M. Fred, c’est-à-dire que, voyez-vous…
- Vous nous rejoignez ? lance Sonia avec un calme olympien.
Quelle sublime manipulatrice ! elle essaye de renverser la gêne et de me déstabiliser. Ca marche surtout sur Gladys dont le visage a pris une teinte écarlate à faire pâlir d’envie n’importe quel homard.
- Non, je vais d’abord rappeler la police pour qu’ils annulent leur intervention. En fait d’article dans le journal, je me passerais bien de celui-là !
Le fonctionnaire au bout du fil gobe facilement mon histoire de chat du concierge coincé dans un bureau. C’est une bonne chose de faite ! Mais je suis malgré tout sous le choc. Après les performances dont toutes les deux m’avaient gratifié dans le passé, je n’aurais jamais imaginé une seule seconde qu’elles puissent s’adonner à des ébats saphiques. « Toute femme varie », dis-je résigné en espérant que François Ier me pardonnerait cette paraphrase. J’en étais là de mes réflexions lorsque je me rendis compte que les gémissements avaient repris. En tous les cas, elles n’étaient pas gonflées !
Je retournais discrètement dans la pièce pour constater que la position avait changé. Sonia était à plat dos et Gladys était à genoux au-dessus de sa bouche, ses lèvres sur ses lèvres. Toutes deux ne pouvaient me voir, tandis que je distinguais nettement la langue de Sonia à l’ouvrage. On peut dire sans mentir que la beurette y mettait de l’enthousiasme Elle tournait, pressait, suçait, léchait, introduisait légèrement… Dans le même temps, sa main agaçait un sein. Gladys avait manifestement quitté ce monde : elle avait du mal à trouver sa respiration, son corps était agité de soubresauts et elle ouvrait la bouche tel un poisson hors de l’eau à la recherche d’oxygène. Ses réactions étaient beaucoup plus désordonnées que pendant mon passage sous son bureau, elle semblait y prendre beaucoup plus de plaisir, et j’en fus rétrospectivement jaloux. Dans l’exercice buccal, j’étais loin d’être numéro un.
En revanche, Sonia paraissait recueillir les fruits d’un long entraînement. Elle avait abandonné les petits seins de Gladys et ses doigts tournaient maintenant autour de l’anus de sa partenaire, y ramenant de la mouille depuis son minou. Puis, sans autre forme de procès, elle enfonça deux doigts dans le fondement de Gladys qui gémit de plus belle. Sonia faisait preuve d’une abnégation sans borne, se concentrant sur la jouissance de sa partenaire. J’étais admiratif du travail de cette Agapée (NB : en psychanalyse, Agapée représente le plaisir de donner, par opposition à Eros qui est le plaisir de prendre).