caresse

Les choses en restèrent là pendant 15 jours; plus de nouvelles des racketteurs. caresse Monsieur Lafarge en déduisit fort logiquement qu'il avait en fait eu affaire à un escroc qui espérait lui soutirer de l'argent sous la menace d'un faux racket . Evidement les évènements récents tendaient à infirmer ce raisonement.... Mais enfin les choses ne se présentent pas si mal que celà se dit Hélène , toujours aussi froide et calculatrice ;la mafia,c'est la mafia,ce sont des gens sérieux,honnètes et raisonables:ils t'enlèvent,tu les paies,ils te libèrent ... C'est aussi simple que celà ,pas de soucis à se faire:tu payes,t'es libre... A ce moment Hélène ne pouvait penser un seul moment qu'André son amant,ne paye pas ;il en avait largement les moyens ,ce n'était pas tous les jours que l'on tombait sur une femme pareille;intelligente,rigoureuse dans son travail,élégante,toujours tirée à quatre épingles, que ce soit pour ses vêtements ou ses sous-vêtements,35 ans,BCBG,95 C,et maîtrese parfaite ... Hélène depuis longtemps avait perdu toute notion de l'itinéraire suivi.On l'avait laissee tranquille sur son siège,et bercée par les bruits de la route,elle s'était finalement endormie . Un changement du rythme de la conduite ,le bruit de gravier sous les roues la tirent de son sommeil. On doit être bientôt arrivé se dit-elle... Effectivement le véhicule ne tarde pas à s'immobiliser,et aussitôt la porte coulissante latérale s'ouvre . Une main charitable la tire délicatement de son siège . Bientôt on lui enlève ses menottes,son baillon et sa cagoule . Où est-elle ? Difficile à dire;très vraisemblablement très loin ... Les bâtiments tout autour sont vieux et délabrés,ils font penser à un ancien môtel des années 60 qui aurait été laissé à l'abandon . Plusieures voitures,quelques motos et plusieurs mobylettes sont garées ça et là sans grand souci d'ordre . La porte du batiment principal,le seul qui semble encore "habitable", s'ouvre . C'est bien lui,c'est bien le courtier des assurances "Tartaglia" qui se présente sur le péron . Il l'accueille d'un air faussement chaleureux : "Madame Lacazes, Madame Hélène Lacazes... , bienvenue chez nous, nous vous attendions !!! Vous vous rappelez de moi je crois,je suis le représentant local des assurances "Tartaglia" . Monsieur Tartaglia est désolé que votre employeur n'ait pas souscrit à l'assurance . L'offre était pourtant intéressante,les primes réduites,et la couverture fort étendue ...elle couvrait entr'autres,et plus précisément dans votre cas, le rapt et le viol collectif des collaboratrices .... Je crois que Monsieur Lafarge n'est pas suffisament conscient de la fréquence et de la gravité de tels sinistres...aussi allons nous lui filmer toute la scène et lui faire parvenir la cassette une fois que celle-çi aura été correctement "montée"...